Interview : Benoît Miquel

En 2014, Powerkiter.fr vous propose une nouvelle rubrique « Interview » et donne la parole aux riders français. Tous les glisseurs de France partagent avec nous leur passion pour le powerkite, que ce soit sur un mountainboard, un snowboard ou un buggy.

Cette semaine, c’est Benoît Miquel (alias La Mouette), snowkiter de haute volée et aussi mountainboarder de talent, qui s’exprime et qui nous raconte ses débuts avec une aile de traction. Retenez bien ce nom, le volatile n’a pas fini de faire parler de lui…

Retrouvez chaque semaine une nouvelle interview exclusive et découvrez avec nous les clubs et les spots de France au travers des mots de ceux qui en parlent le mieux.

Lire l’interview de Benoît Miquel.

Benoit Miquel Mountainboard

Une mouette dans le ciel : Benoit Miquel au Championnat de France de Kite Mountainboard

C’est quoi le powerkite ?

Powerkiter.fr est le spécialiste du powerkite en France. Mais qu’est-ce que le powerkite au juste?

Powerkite est un mot anglais qui signifie littéralement « cerf-volant de puissance ». En français, on utilise plutôt le nom « Cerf-volant de traction ». Ces mots désignent deux choses différentes : la discipline qui consiste à utiliser un cerf-volant de traction, et l’objet lui-même, qui est un cerf-volant utilisé dans le but de générer de la puissance pour se déplacer.

Aile de powerkite

Powerkite avec une aile équipée d’une barre

Le Powerkite comme discipline

Le Powerkite regroupe diverses disciplines. Historiquement, le powerkite désigne le sport qui consiste à se faire tracter par un cerf-volant. Depuis très longtemps, on s’amuse ainsi à glisser sur le sable ou même à faire des sauts grâce à la puissance du vent captée par un cerf-volant.

Le cerf-volant utilisé diffère évidemment des cerfs-volants pilotables classiques puisqu’il a pour but de développer un maximum de puissance et de supporter le poids de son pilote pour la traction ou pour le saut. Très rapidement, le cerf-volant de traction évolue donc vers sa forme actuel, l’aile de traction.

A la manière d’un parapente, les cerfs-volants de traction ou ailes, sont constitués de deux peaux assemblées en caissons reliées entre elles par des inter-caissons. Comme c’est le cas pour une aile d’avion, les ailes de traction ont un profil, c’est à dire une épaisseur et génère donc de la portance.

Le Kite Buggy : cerf-volant à haute vitesse

Sous le terme de Powerkite se développe peu à peu diverses activités. Initialement pratiquée « à pieds », la traction se diversifie et l’on voit apparaître toutes sortes d’engins.

Le buggy (kite buggy) ou char à cerf-volant fait ainsi son apparition dans les années 80. Le néo-zélandais Peter Lynn, pionnier du cerf-volant et détenteur de nombreux records, s’amuse à glisser sur l’eau, sur la glace et sur la terre avec des engins à roulettes de sa conception. Il fini par breveter l’une de ses inventions les plus célèbres et ce qui deviendra le standard des buggies du monde entier.

kite buggies en course

Course de char à cerf-volant

Équipé de trois roues, le buggy, à l’image du char à voile, est une sorte de tricycle au ras du sol. D’abord très léger, le buggy évolue avec les années pour devenir un engin de course beaucoup plus imposant. Avec un cadre en acier ou en aluminium, le buggy devient la monture idéale pour repousser les limites de la vitesse à la voile.

Aujourd’hui, le char à cerf-volant est un sport qui compte de nombreux pratiquants organisés en clubs dont la plupart sont engagés sur des championnats régionaux. A maintes reprises, des pilotes de kite buggy ont établi des records de vitesse à la voile sur un engin terrestre. En 2012, un nouveau record a ainsi été établi par un pilote du team Peter Lynn avec un run à une vitesse maximum de plus de 135km/h.

Mountainboard : les origines

Le mountainboard désigne initialement une sorte de skateboard équipé de pneu. Cet engin fut inventé dans les 90s aux Etats-Unis par quelques fondus de snowboard qui voulaient continuer à dévaler les pentes enneigées, même en été… Ils ont donc eu l’idée de monter des pneus de brouettes sur des longskates et ont par la même inventé un nouveau sport, le mountainboard.

Descente en mountainboard

Mountainboard downhill

Particulièrement développé aux Etats-Unis, le mountainboard dit « de descente », aussi appelé Dirt ou Downhill s’est développé en France au cours des années 90, notamment dans les stations de skis. Aujourd’hui, il existe une large communauté de mountainboarders et même un championnat de France en boarder cross et freestyle. Comme en Snowboard, les meilleurs riders de mountainboard se retrouvent ainsi pour s’affronter au cours de courses qui se pratiquent généralement à quatre pour le boarder cross. Les contests de Freestyle se pratiquent, eux, dans un park similaire aux snowparks que l’on retrouve en station et consistent évidemment à envoyer des sauts avec des « tricks » pour marquer un maximum de points.

Le Kite Mountainboard

Avec l’apparition du powerkite et du mountainboard, une nouvelle discipline hybride à émergé : le kite mountainboard. Le kite mountainboard est un peu ce qu’est le mountainboard au snowboard, le « pendant terrestre » du kitesurf.

Pratiqué avec une aile de traction et un mountainboard, le kite mountainboard s’est rapidement développé sur les plages de France pour devenir l’un des sports de traction les plus répandus. A la différence du powerkite, le pilote de mountainboard à les pieds fixés sur une planche part des fixations (type snowboard). Il utilise une aile de powerkite pour générer de la puissance qui lui permet de rouler et de sauter.

Le kite-Mountainboard, à l’instar du kitesurf, se décline aujourd’hui en différentes pratiques dont la longue-distance et le freestyle sont les disciplines reines. Les compétitions de kite mountainboard se développent à présent en France et l’on a même pu assister à nouveau en 2013 au championnat de France de kite mountainboard qui n’avait pas vu le jour depuis plusieurs années.

Figure de freestyle en mountainboard

Kite mountainboard en freestyle

Avec le développement du sport, le matériel à également connu de nombreuses évolutions. Désormais, les planches de kite-mountainboard ont une construction plus éloignée des boards de « freestyle mountainboard ». Plus légère pour le freestyle en kite, les planches de freestyle et de downhill (descente) sont quant à elles le plus souvent équipées de trucks à ressorts qui permettent une meilleure stabilité en courbe et lors des réception.

Ils existent en 2013 une dizaine de marques de mountainboard internationalement reconnues. S’il ne fallait en citer qu’une, l’on parlerait évidemment de la marque américaine MBS Mountainboards. Pionnière du mountainboard, MBS a été la première marque à se lancer dans la production de planches pour le donwhill et le freestyle. Aujourd’hui, MBS propose une large gamme de boards pour tous les publics : entrée de gamme pour les enfants jusqu’au modèle pro pour les amateurs de freestyle.

Snowkite et ski-kite

Le snowkite est une discipline relativement nouvelle. Comme son nom l’indique, elle consiste à utiliser une aile de traction terrestre pour faire dess courses ou du freestyle en ski ou en snowboard sur la neige.

Le snowkite ne se pratique pas sur les pistes de ski classiques puisque la discipline nécessite de bonnes conditions de vent (comme c’est le cas de toutes les disciplines de traction). Le snowkite se développe ainsi sur de nouveaux spots jusque là délaisser des skieurs traditionnels : cols, plateaux ou autres champs.

Très impressionnant, les snowkiters en freestyle peuvent notamment réaliser des « vols de pentes » et bénéficier des reliefs de la montagne pour « planer » dans les airs. Le Snowkite est un sport magique qui requiert néanmoins un bon niveau de ski et une excellente connaissance de la montagne et des conditions météo.

Apparu dans les années 2000, le snowkite se développé très rapidement en France. Il serait d’ailleurs dommage de ne pas spécifier que de nombreux évènements ont lieu chaque année sur le territoire français comme par exemple le « Snowkite Master » qui est une compétition de freestyle. A noter également le très bon niveau des riders français dans cette discipline avec des grands noms comme Guillaume Chastagnol ou quelques jeunes talents qui nous surprennent chaque année avec des tricks toujours plus impressionnants !

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